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TitreUncovering the hidden part of a large ice stream of the Laurentide Ice Sheet, northern Ontario, Canada
AuteurVeillette, J J; Roy, M; Paulen, R C; Ménard, M; St-Jacques, G
SourceQuaternary Science Reviews vol. 155, 2017 p. 136-158, https://doi.org/10.1016/j.quascirev.2016.11.008
Année2017
Séries alt.Secteur des sciences de la Terre, Contribution externe 20160101
ÉditeurElsevier
Documentpublication en série
Lang.anglais
DOIhttps://doi.org/10.1016/j.quascirev.2016.11.008
Mediapapier; en ligne; numérique
Formatspdf
ProvinceOntario; Québec
SNRC32M; 32L; 32E; 42A; 42H; 42I; 42P; 42G; 42J; 42O
Lat/Long OENS -84.0000 -78.0000 52.0000 49.0000
Sujetsdéglaciation; stries; Calotte glaciaire Laurentide
Illustrationssatellite imagery; location maps; photographs; diagrams
ProgrammeNord-est du Québec-Labrador, géologie des dépôts meubles de la région d'Hudson/Ungava, GEM2 : La géocartographie de l'énergie et des minéraux
Résumé(non publié)
Sur la Carte glaciaire du Canada (Carte 1253A de la CGC), on peut observer une anomalie dans l'écoulement glaciaire de caractère énigmatique (région A) qui s'étend à un secteur de 10 000 km2 dans la région de Hearst/Kapuskasing du nord de l'Ontario. Cette région est caractérisée par des reliefs profilés et des stries indiquant un écoulement des glaces dirigé vers 130°, à angle droit d'un autre écoulement dirigé vers 220°. Ces deux écoulements sont tardiglaciaires, mais les quaternaristes ne s'entendent pas sur leurs âges relatifs, les uns croyant l'écoulement de direction est'sud-est (130°) plus récent, les autres le croyant plus ancien. L'analyse de photographies aériennes et d'images satellite ainsi qu'un levé détaillé et l'analyse de surfaces rocheuses porteuses de stries affichant des relations de recoupement, dans une région de plus de 30 000 km2 à l'intérieur et au pourtour de la région A, indiquent clairement que l'écoulement dirigé vers 130° est antérieur à l'écoulement dirigé vers 220°. Les interprétations conflictuelles quant aux âges relatifs des deux écoulements dans la région A sont principalement attribuées à la présence sporadique de surfaces striées reliques formées par d'anciens écoulements wisconsiniens dirigés vers le sud-ouest (220-240°) qui ont survécu à l'action destructrice d'écoulements glaciaires plus récents, de sorte que les traces d'un écoulement vers le sud-ouest sont plus anciennes (écoulement wisconsinien) à certains endroits et plus récentes à d'autres (écoulement tardiglaciaire vers 220°) par rapport à celles résultant de l'écoulement dirigé vers 130°. Cette contrainte lorsqu'elle est prise en compte avec d'autres facteurs tels que l'altitude maximale atteinte par l'écoulement tardiglaciaire le plus récent montre que la région A ne correspond qu'à la portion affleurante d'un plus vaste système d'écoulement glaciaire de direction est'sud-est constituant la partie méridionale et distale du courant glaciaire de Winisk (courant glaciaire d'Ekwan River) reconnu initialement à l'ouest de la baie James. La partie distale de ce courant glaciaire, sauf pour la région A, a échappé aux méthodes de télédétection en raison du fait que les entités d'érosion et de dépôt qui lui sont associées sont masquées par des dépôts laissés par le courant glaciaire de Cochrane plus récent (220°) ou par des dépôts marins postglaciaires ou organiques (ou qui ont été détruits par ceux-ci). Des stries reliques indiquant un déplacement des glaces vers l'est'sud-est, recoupées par des stries de direction sud-ouest sont les seuls indicateurs fiables du passage de ce courant glaciaire dans cette section «enfouie» de son étendue. Alors que les stries de direction est'sud-est indiquent l'avancée d'un courant glaciaire ayant précédé l'écoulement tardif de Cochrane vers 220°, le relevé cartographique de milliers de sillons d'iceberg au Québec et en Ontario, dirigés vers l'est et gravés en surimpression sur des cannelures liées au courant de Cochrane, indique que ce courant glaciaire a aussi subsisté plus longtemps que l'épisode de Cochrane. Il a vêlé probablement dans le Lac Ojibway en un endroit situé au nord-ouest de Hearst, en Ontario, jusqu'au drainage final du lac, comme l'indiquent les débris glaciels observés à la surface des sédiments lacustres ou dans la partie supérieure des carottes extraites de ces dépôts. Le retrait de grands volumes de glace de la partie marginale de l'inlandsis en recul par une progression vers l'est du courant glaciaire a accéléré la déglaciation et, éventuellement, déclenché les crues de Cochrane. Avec l'ajout de cette composante méridionale, le courant glaciaire de Winisk constitue le plus vaste courant glaciaire en milieu continental du bassin de la baie d'Hudson. Les nouveaux résultats que nous présentons ici tirent au clair la séquence des événements associés à la chronologie des crues de Cochrane.
Résumé(Résumé en langage clair et simple, non publié)
Cet article présente l'ensemble des recherches effectuées dans le cadre des programmes de l'IGC-3 et GEM-2 sur les courants glaciaires (glace de glacier à écoulement rapide) se propageant à partir du centre des glaces du Keewatin et du Labrador pendant la déglaciation. Ces deux centres des glaces, qui avaient des lobes de glace indépendants à écoulement rapide, ont laissé en surface une histoire et un modelé complexes, qui ont fait l'objet de diverses interprétations et de controverses depuis les années 1960. Nos travaux rassemblent les recherches récentes issues de l'IGC-3 et de GEM-2, ainsi que les données de terrain des 15 dernières années héritées de l'auteur principal. Ces éléments nous aideront à reconstituer l'histoire de la déglaciation régionale, laquelle favorisera ensuite l'exploration minérale et du diamant dans les basses terres de la baie d'Hudson et de la baie James, au Québec et en Ontario.
GEOSCAN ID298866