GEOSCAN, résultats de la recherche

Menu GEOSCAN


TitreGeohazard analysis of the Arctic Inter-island Channels
AuteurBennett, R; Piper, D J W; Hill, P R
SourceArctic Change 2014, poster abstracts; 2014 p. 10-11
Année2014
Séries alt.Secteur des sciences de la Terre, Contribution externe 20140377
ÉditeurArcticNet
RéunionArctic Change 2014; Ottawa; CA; décembre 8-12, 2014
Documentlivre
Lang.anglais
Mediapapier; en ligne; numérique
Formatspdf
ProvinceRégion extracotière
Sujetsdangers pour la santé; géologie de l'arctique; expéditions dans l'arctique; climat arctique; chenaux; géophysique; géologie marine
ProgrammeRisques géo marines, Géoscience pour la sécurité publique
LiensOnline - En ligne
Résumé(non publié)
La Stratégie du Canada pour le Nord envisage le développement de cette région comme étant axé sur ses ressources, avec une utilisation accrue des voies de transport dans l'Arctique canadien et des avantages économiques qui en découleraient pour les collectivités nordiques. Le développement sûr des zones marines dans le Nord exige une évaluation de la possibilité que des événements géologiques dangereux (géorisques) tels que les tremblements de terre, les glissements de terrain sous-marins et les tsunamis ne se produisent. Les risques géologiques marins dans les chenaux entre les îles de l'Arctique sont toutefois difficiles à évaluer en raison de la rareté fondamentale des données. Les données archivées à la Commission géologique du Canada et des données plus récentes acquises lors des expéditions ArcticNet ont constitué une collection de données de sondeurs de sédiments multifaisceaux, de données sismiques haute résolution et de carottes de sédiments provenant de lieux largement disséminés dans la région.
Selon notre compréhension actuelle du cadre géologique de la région, les chenaux entre les îles de l'Arctique sont constitués d'un substratum rocheux recouvert de nappes de till discontinues. Des sédiments glaciomarins recouvrent le till et/ou la roche. Des accumulations localisées discontinues de sédiments de l'Holocène remplissent les dépressions sur une épaisseur variant de moins de 1 m à 10 m.
Des entités d'exhalation d'hydrocarbures ont été observées au moyen d'imagerie de sondeurs multifaisceaux et de sondeurs de sédiments dans le détroit de Barrow. La compréhension de ces caractéristiques est importante pour établir des concentrations de référence des hydrocarbures naturels présents dans les eaux des chenaux entre les îles de l'Arctique. Les données de sondeurs multifaisceaux et de sondeurs de sédiments peuvent être utilisées pour déterminer l'ampleur des caractéristiques des entités d'exhalation d'hydrocarbures sur les fonds marins et leur niveau d'activité ou d'inactivité.
Des linéations glaciaires sont présentes sur le fond de plusieurs des chenaux entre les îles de l'archipel arctique canadien. Les angles d'inclinaison élevés associés à ces entités (qui peuvent atteindre jusqu'à 60°) pourraient présenter un danger pour des infrastructures qui seraient installées sur les fonds marins, par exemple des câbles de communication. Des signes d'abrasion glacielle causée par les icebergs et la glace de mer ont été observés à une profondeur de 850 m à l'embouchure du détroit de Lancaster. Ces abrasions sont d'intérêt parce que la profondeur maximale observée des quilles des icebergs actuels atteint de 450 à 500 m dans l'Arctique. Les traces d'abrasion à 850 m de profondeur peuvent avoir été produites durant la dernière glaciation, alors que le niveau de la mer était plus bas de 100 m et que la glace pouvait atteindre jusqu'à 1000 m d'épaisseur dans la région. L'étude de ces traces en eau profonde est importante pour être en mesure de les distinguer des traces faites par les conditions de glace actuelle.
Des glissements de pente ont été observés dans le détroit d'Éclipse, dans le nord-est du Nunavut, mais des données multifaisceaux supplémentaires sont nécessaires dans les zones où il y a des angles de pente élevée des fonds marins afin de déterminer la répartition des glissements dans la région.
Résumé(Résumé en langage clair et simple, non publié)
La Stratégie du Canada pour le Nord envisage le développement de cette région comme étant axé sur ses ressources, avec une utilisation accrue des voies de transport dans l'Arctique canadien et des avantages économiques qui en découleraient pour les collectivités nordiques. Le développement sûr des zones marines dans le Nord exige une évaluation de la possibilité que des événements géologiques dangereux (géorisques) tels que les tremblements de terre, les glissements de terrain sous-marins et les tsunamis ne se produisent. Les risques géologiques marins dans les chenaux entre les îles de l'Arctique sont toutefois difficiles à évaluer en raison de la rareté fondamentale des données. Les géorisques observés dans la zone d'étude, selon la faible quantité de données disponibles, prennent la forme d'entités d'exhalaisons de gaz, d'inégalités et de rugosités du fond marin, de traces d'abrasion glacielle et de glissements de terrain sous-marins. Des données supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre la répartition et l'ampleur de ces risques.
GEOSCAN ID295691