GEOSCAN, résultats de la recherche

Menu GEOSCAN


TitreA large mantle water source for the northern San Andreas fault system: A ghost of subduction past
AuteurKirby, S H; Wang, K; Brocher, T M
SourceEarth, Planets and Space vol. 66, 2014 p. 1-18, https://doi.org/10.1186/1880-5981-66-67
Année2014
Séries alt.Secteur des sciences de la Terre, Contribution externe 20140092
ÉditeurSpringer
Documentpublication en série
Lang.anglais
DOIhttps://doi.org/10.1186/1880-5981-66-67
Mediapapier; en ligne; numérique
Formatspdf
Lat/Long OENS-125.0000 -120.0000 42.0000 35.0000
Sujetssubduction; zones de subduction; manteau terrestre; serpentinites; lizardite; antigorite; chrysotile; ophiolites; sismicité; interpretations sismiques; tectonique; pétrologie ignée et métamorphique; géophysique
Illustrationslocation maps; profiles; plots; photographs; schematic diagrams
ProgrammeOuest du Canada, risque géoscience, Géoscience pour la sécurité publique
Résumé(non publié)
Sous la partie de la région Pacifique Nord-Ouest des États-Unis adjacente à la côte, de récentes recherches révèlent que le manteau peu profond de la marge de subduction de Cascadia est froid et en partie serpentinisé, ce qui indique que des quantités importantes d'eau sont emmagasinées dans cette région en forme de prisme. Un tel prisme s'est probablement formé au sud, en Californie, au cours d'un épisode de subduction plus ancien. À l'aide d'une modélisation numérique, nous montrons que la cessation de la subduction consécutive à la création du système de failles de San Andreas, le prisme mantellique s'est réchauffé, libérant progressivement l'eau qu'il contenait dans la croûte sus-jacente par la déshydratation de la serpentine, sur une période de plus de 25 millions d'années. Cette source d'eau profonde de longue durée pourrait faciliter le glissement le long des failles du système de San Andreas sous de faibles contraintes de cisaillement en augmentant les pressions interstitielles dans une vaste région à l'aplomb du prisme. En outre, l'emplacement et l'abondance de l'eau libérée selon ce modèle nous fournit de l'information quant à la localisation et à l'ampleur du système de failles de San Andreas. Une telle source d'eau mantellique joue de toute évidence un rôle dans la manifestation des trémors non volcaniques relevés le long du système de failles de San Andreas dans le centre de la Californie. Ce processus de libération d'eau depuis les profondeurs mantelliques pourrait aussi entraîner le déplacement de serpentinite mantellique du prisme au-dessus du front de déshydratation, permettant ainsi la mise en place de corps de serpentinite par le jeu de failles ou d'une montée diapirique. Des échantillons de serpentinite prélevés dans des blocs de serpentinite mis en place tectoniquement le long du système de failles de San Andreas affichent des preuves minéralogiques et structurales de l'existence de pressions de fluides élevées lors de leur remontée depuis les profondeurs. La déshydratation de la serpentinite peut aussi entraîner un déplacement tectonique le long d'autres bordures de plaques qui se sont formées après l'arrêt de la subduction, comme d'autres failles transformantes en milieu continental ou zones de collision, ou encore le long de zones de subduction actuelles où des centres d'accrétion sont entraînées dans la zone de subduction.
Résumé(Résumé en langage clair et simple, non publié)
La faille de San Andreas (SAF) en Californie est un exemple bien connu des failles des marges de plaques, qui sont très faibles et génèrent de puissants tremblements de terre. Il y a une idée largement répandue selon laquelle cette faiblesse est due à la présence de fluides qui « lubrifient » la faille, mais la source des fluides est un sujet insaisissable, parce que l'eau météorique ne pénètre pas jusqu'aux profondeurs sismogéniques. Dans ce document, nous utilisons un modèle numérique pour démontrer la présence d'une source de fluide profonde et de longue durée. Le système de décrochement de la faille SAF a évolué à partir d'une zone de subduction au cours des dernières dizaines de millions d'années. Le coin du manteau dans cette ancienne zone de subduction a été hydraté et il a conservé une grande quantité d'eau dans ses minéraux hydratés (serpentine), tout comme dans la zone actuelle de subduction moderne de Cascadia. Depuis la fin de la subduction, le système s'est réchauffé, ce qui a entraîné la dégradation des minéraux hydratés qui se sont brisés et ont libéré leurs fluides. Aujourd'hui, les fluides continuent d'être libérés de cet ancien « réservoir ». Le rôle des fluides dans l'affaiblissement des failles et dans la facilitation des tremblements de terre est un enjeu important de la science sismique.
GEOSCAN ID294799