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TitreGlaciofluvial systems of glaciated Canada: insights from the barren lands and areas of thick sediment cover in Canada
AuteurSharpe, D; Russell, H; Pugin, A; Lesemann, J
SourceCANQUA-CGRG 2013. Canadian Quaternary Association and Canadian Geomorphology Research Group Conference, Program and Abstracts.; par CANQUA-CGRG; 2013 p. 215
Année2013
Séries alt.Secteur des sciences de la Terre, Contribution externe 20130060
ÉditeurCANQUA-CGRG
RéunionCANQUA-CGRG 2013; Edmonton; CA; août 18-22, 2013
Documentlivre
Lang.anglais
MediaCD-ROM; numérique
Sujetsdépôts glaciaires; dépôts fluvioglaciaires; topographie glaciaire; eskers; moraines; érosion; aquifères; glaciation; Calotte glaciaire Laurentide; géologie des dépôts meubles/géomorphologie; Quaternaire
ProgrammeAquifer Assessment & support to mapping, Géoscience des eaux souterraines
Résumé(non publié)
Dans la toundra du Nord canadien, on peut observer des reliefs glaciaires en très grand détail, comme les vastes réseaux d'eskers. Ces reliefs, relevés dès les premières utilisations de la télédétection (photos aériennes), contiennent des éléments organisés en réseaux dendritiques ou en éléments plus parallèles. De récentes observations réalisées sur le terrain le long des axes des réseaux d'eskers mettent en lumière des zones d'érosion et de ravinement qui sont parallèles aux crêtes des eskers. Ces zones d'érosion témoignent d'un ravinement de 2 à 30 m de profondeur, sont larges d'environ 0,2 à 5 km et espacées de 5 à 15 km, et s'étirent en entités subparallèles qui peuvent être suivies sur les cartes sur des distances d'environ 10 km à >100 km. Ces zones d'érosion, que l'on qualifie de corridors fluvioglaciaires, présentent des bordures nettes à nébuleuses, montrent des formes en «S» et des marques d'abrasion sur les affleurements du socle rocheux, et exhibent des profils longitudinaux ondulants. Ces corridors fluvioglaciaires semblent être équivalents aux vallées-tunnels/chenaux présents ailleurs dans le paysage glaciaire aux endroits où existe une couverture de sédiments plus épaisse. On peut tirer des enseignements utiles en comparant les corridors fluvioglaciaires à de présumées vallées-tunnels dans les terrains du Canada anciennement englacés à couverture de sédiments plus épaisse où existent des données de grande qualité sur le sous-sol. De récentes études de caractérisation des aquifères un peu partout au Canada (p. ex. Moraine d'Oak Ridges et régions des Prairies) nous ont fourni des données géophysiques haute résolution et des données sur carotte continue qui améliorent notre compréhension du style, du caractère et du moment de dépôt des sédiments de remplissage des vallées-tunnels, ainsi que de celle de la géométrie des vallées et de l'organisation des sédiments. Les vallées-tunnels peuvent être creusées dans le roc, mais lorsqu'elles ont été érodées dans les sédiments, elles présentent une profondeur de 10-200 m, une largeur d'environ 0,2-10 km, un espacement de 10-20 km (par endroits) et une longueur d'environ 10 à >100km et elles s'étirent en entités subparallèles organisées en réseaux anastomosés. Tant les corridors fluvioglaciaires que les vallées-tunnels/chenaux constituent des systèmes bien définis sur les discordances régionales du paysage glaciaire.
Les vallées-tunnels et les corridors fluvioglaciaires, bien que constituant des reliefs d'érosion, renferment aussi des sédiments de remplissage de diverses origines. Certains renferment surtout des dépôts postglaciaires et peu, voire pas du tout, de sédiments de remplissage associés aux épisodes formateurs lors de la déglaciation. En revanche, le remplissage sédimentaire de certains vallées-tunnels peut être complexe et témoigner de différentes périodes de dépôt. Les données de grande qualité tirées de carottes de sédiments révèlent la présence de matériaux de remplissage épais, grossiers et mis en place dans des conditions de haute énergie, qui correspondraient à des dépôts de phase de déclin apparentés aux surfaces de ravinement des vallées-tunnels.
La distribution, la morphologie et la sédimentologie des corridors fluvioglaciaires et des vallées-tunnels nous amènent à proposer divers hypothèses quant à leurs mécanismes de formation et des liens possibles entre la formation des corridors/vallées-tunnels/chenaux et les eskers. En définitive, ces éléments du paysage glaciaire jettent de la lumière sur la dynamique de la glaciation/déglaciation, les styles et les configurations du retrait glaciaire, ainsi que de la paléohydrologie de l'ancien Inlandsis laurentidien.
Résumé(Résumé en langage clair et simple, non publié)
Les systèmes fluvio-glaciaires du Canada: un aperçu des terres stériles et des aires de couverture sédimentaire épaisse au Canada Les terres arides du nord du Canada montrent des reliefs glaciaires avec des détails exceptionnels, y compris de vastes réseaux d'eskers (anciennes rivières sous-glaciaires). Des réseaux ramifiés d'eskers contiennent de larges zones d'érosion larges de 1 à 5 km et des creusements parallèles aux crêtes d'esker. Des couloirs d'érosion d'eaux de fonte dans le nord sont équivalents à de grandes vallées d'eau de fonte dans le sud, où les paysages glaciaires sont caractérisés par des sédiments épais. Les couloirs d'eau de fonte sont utiles pour l'exploration minérale dans les régions nordiques, alors que les vallées d'eau de fonte dans les terrains sédimentaires épais sont liées a d'importantes ressources en eaux souterraines dans le sud du Canada. L'étude des deux systèmes nous aide à améliorer la compréhension des principaux aquifères des vallées enfouies, du programme des eaux souterraines, particulièrement dans les Prairies canadiennes.
GEOSCAN ID292607