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TitreMolybdenum isotopic evidence for oxic marine conditions during the latest Permian extinction
AuteurProemse, B C; Grasby, S E; Wieser, M E; Mayer, B; Beauchamp, B
SourceGeology vol. 41, no. 9, 2013 p. 967-970, https://doi.org/10.1130/G34466.1
Année2013
Séries alt.Secteur des sciences de la Terre, Contribution externe 20130037
ÉditeurGeological Society of America
Documentpublication en série
Lang.anglais
DOIhttps://doi.org/10.1130/G34466.1
Mediapapier; en ligne; numérique
Formatspdf
ProvinceNunavut
SNRC49; 59; 340B; 340C; 560A; 560D
Lat/Long OENS-120.0000 -62.0000 83.0000 76.7500
Sujetsisotopes; rapports isotopiques; etudes isotopiques; molybdène; géochimie du molybdène; extinctions biotiques; géochronologie; géochimie; Paléozoïque; Permien
Illustrationslocation maps; cross-sections; plots
ProgrammeBassin sédimentaire Sverdrup, GEM : La géocartographie de l'énergie et des minéraux
Résumé(non publié)
L'extinction de la toute fin du Permien (env. 252 Ma) constitue l'épisode de cette nature le plus intense dans l'histoire de la Terre. La cause de ce phénomène demeure sujette à débat, mais on suggère fréquemment l'existence dans le milieu marin de conditions anoxiques à euxiniques (riches en H2S) répandues, des environnements de grande profondeur à ceux de faible profondeur. À titre d'indicateurs indirects des niveaux d'oxygène dans le milieu marin, nous avons déterminé les valeurs de delta 98/95Mo de deux coupes chevauchant le niveau de l'extinction de la toute fin du Permien qui témoignent d'un gradient de profondeur d'eau à la marge nord-ouest de la Pangée. Les résultats des environnements de talus en eau profonde rendent compte d'un fort décalage des valeurs de delta 98/95Mo, qui passent de -2,02 par mille à +2,23 par mille au niveau de l'horizon de l'extinction, ce qui est compatible avec l'apparition de conditions euxiniques. En revanche, les environnements de plate-forme continentale sous le niveau des vagues de tempête affichent peu de changement dans la composition isotopique du molybdène (de -1,4 par mille à +0,05 par mille), ce qui révèle l'existence de conditions oxiques de part et d'autre de l'horizon de l'extinction.
Ces résultats indiquent que les secteurs de la plate-forme continentale dans le nord-ouest de la Pangée ont été soumis à un épisode d'extinction de masse dans des conditions oxiques tout au long de l'extinction de la toute fin du Permien et que, par conséquent, l'anoxie en milieu peu profond ne constituait pas un phénomène planétaire.
Résumé(Résumé en langage clair et simple, non publié)
La dernière extinction du Permien, qui remonte à 252 millions d'années, est l'extinction la plus grave de l'histoire de la Terre. Dans le Haut-Arctique canadien, des sédiments déposés pendant cette période contiennent des indices chimiques clés qui peuvent nous aider à résoudre le mystère, à savoir pourquoi plus de 90 % de la vie aquatique s'est éteinte pendant cette période. Dans des modèles précédents, on a indiqué qu'un milieu anoxique (manque d'oxygène dissous dans l'eau, soit un élément essentiel à la vie) s'était installé dans tous les océans et qu'il s'agissait là de la principale cause de l'extinction. Pour tester cette hypothèse, on a utilisé des techniques nouvelles afin d'analyser les teneurs en oxygène des eaux à faible et à grande profondeur. Les résultats ont confirmé que les régions profondes des océans ont effectivement connu un épisode anoxique, mais que les eaux peu profondes sont restées bien oxygénées pendant la période d'extinction. Puisque ces endroits bien pourvus en oxygène n'ont pas échappé à l'extinction, les chercheurs sont confrontés à une énigme : qu'est-ce qui a bien pu mettre fin à la vie de la plupart des espèces sur Terre à cette époque?
GEOSCAN ID292549