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TitreThe Mayville mafic-ultramafic intrusion in the Neoarchean Bird River greenstone belt, southeastern Manitoba (part of NTS 52L12): preliminary geochemical investigation and implication for PGE-Ni-Cu-(Cr) mineralization
AuteurYang, X M; Gilbert, H P; Corkery, M T; Houlé, M G
SourceManitoba Industry, Economic Development and Mines, Manitoba Geological Survey, Report of Activities 2011 p. 127-142
LiensOnline - En ligne
Année2011
Séries alt.Secteur des sciences de la Terre, Contribution externe 20120227
Documentpublication en série
Lang.anglais
Mediapapier
Formatspdf
ProvinceManitoba
SNRC52L/12
Lat/Long OENS -96.0000 -95.5000 50.7500 50.5000
SujetsArchéen; roches ignées; roches intrusives; platine; nickel; cuivre; chrome; minéralisation; anorthosites; gabbros; géochimie des roches totales; géochimie des éléments en trace; cadre tectonique; Ceinture de Bird River Greenstone ; géologie économique; géochimie; tectonique; Précambrien
Illustrationslocation maps; photographs; ternary diagrams; histograms; tables; plots
ProgrammeÉtude des gîtes magmatiques de Ni-Cu-EPG, Initiative géoscientifique ciblée (IGC-4)
Résumé(non publié)
L'intrusion mafique-ultramafique de Mayville, composée d'anorthosite, de leucogabbro, de gabbro, de mélagabbro et de pyroxénite, se trouve dans la ceinture de roches vertes de Bird River du Néoarchéen, à environ 145 km au nord-est de Winnipeg. L'intrusion contient une quantité importante d'éléments du groupe du platine (ÉGP), de cuivre, de nickel et, par endroits, des minéraux de chrome, comme l'ont indiqué des travaux récents d'exploration minérale. Selon la société Mustang Minerals Corp. (2011), la propriété (gisement) de Mayville, qui se situe dans l'intrusion de Mayville, renferme des ressources minérales (indiquées), au sens de la norme canadienne IN 43-101, exploitables en fosse à ciel ouvert de l'ordre de 9,2 millions de tonnes titrant 0,61 % de Cu, 0,23 % de Ni et 0,43 g/t de métaux précieux combinés (Pd+Pt+Au). Le gisement de Mayville semble être ouvert en direction longitudinale et en profondeur, mais il faudra davantage de forages au diamant et d'études géologiques et géochimiques détaillées pour déterminer pleinement les ressources minérales, et pour mieux comprendre la métallogénie de l'intrusion de Mayville. Il est difficile de délimiter une cible d'exploration comme celles pouvant se trouver dans l'intrusion de Mayville (c.-à-d. des couches stratoïdes contenant des chromites et des sulfures enrichis en ÉGP; Hoatson, 1998), bien qu'elles soient séduisantes. Plusieurs questions demandent réponse, notamment : 1) quels sont les principaux mécanismes qui contrôlent la minéralisation? 2) où la minéralisation se trouve-t-elle au sein de la séquence stratigraphique de l'intrusion? 3) quelles sont les éléments caractéristiques de la minéralisation des ÉGP dans les sections de carottes de forage?
Ce rapport présente les résultats préliminaires de cartographie géologique de reconnaissance et d'échantillonnage lithogéochimique réalisés à l'été de 2011, ainsi qu'un examen des données géochimiques antérieures, compilées par Levés géologiques du Manitoba. L'objectif est de répondre à des questions fondamentales au sujet du potentiel économique de l'intrusion de Mayville : découle-t-elle d'un ou plusieurs magmas appropriés et a-t-elle été mise en place dans un contexte géologique favorable à la formation de gîtes de métaux communs et de métaux précieux? Afin de répondre à ces questions, il est nécessaire d'étudier les relations chronologiques, spatiales et pétrogéniques entre les diverses phases intrusives au sein de l'intrusion de Mayville grâce à la cartographie géologique, aux datations géochronologiques et à l'évaluation des caractéristiques géochimiques.
Cet article présente un modèle pétrogénique selon lequel l'intrusion de Mayville aurait pu être formée par l'injection de plusieurs apports de magma provenant d'une chambre magmatique de fractionnement, dans laquelle l'assimilation et la cristallisation fractionnée d'un ou plusieurs magmas tholéiitiques ont eu lieu à la suite d'un degré élevé de fusion partielle d'une source mantellique appauvrie sous une croûte lithosphérique mince (environ 21 km). Au cours de la mise en place de chaque apport de magma, l'assimilation et la cristallisation fractionnée ont pu avoir lieu dans une certaine mesure. La saturation, la ségrégation et l'accumulation des sulfures peuvent avoir entraîné une concentration en ÉGP-Ni-Cu et la minéralisation des roches mafiques-ultramafiques, en particulier dans la partie basale de l'intrusion de Mayville, ou dans les zones de contact et de transition entre les différentes phases dans les parties inférieures de cette intrusion. Bien que les mécanismes de différenciation et de contamination crustale puissent avoir entraîné la saturation en sulfures dans les magmas résiduels, une source externe de soufre aurait été requise pour déclencher la saturation en sulfures afin de produire la minéralisation en métaux. Jusqu'à présent, l'identité d'une telle source pose problème. Les conditions d'oxydoréduction pendant l'évolution du magma auraient pu varier, allant de conditions réduites à des conditions relativement oxydées qui ont facilité la cristallisation et l'accumulation de la chromite, laquelle est concentrée par endroits dans des bandes ou zones chromitifères au sein de l'intrusion de Mayville. D'après ce modèle, les emplacements les plus probables de minéralisation en ÉGP-Ni-Cu-(Cr) dans l'intrusion de Mayville semblent être : 1) dans la partie basale de l'intrusion; 2) dans les zones de transition entre les différentes phases intrusives; 3) dans les zones de contacts entre les différentes phases; et 4) dans la zone de contact basal de l'intrusion de Mayville, où les sulfures peuvent s'être accumulés s'ils n'ont pas été remobilisés par des événements géologiques ultérieurs.
GEOSCAN ID291909