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TitreLes chenaux sous-marins de la côte-nord entre Baie-Comeau et Pointe-des-Monts; témoins de crues, de transit sédimentaire et de la dernière déglaciation
AuteurBolduc, A; Duchesne, M
SourceProgramme du XIième congrès quadriannuel de l'Association québécoise pour l'étude du Quaternaire; 2008 p. 65
LiensOnline - En ligne
Année2008
Séries alt.Secteur des sciences de la Terre, Contribution externe 20080025
RéunionCongrès de l 'AQQUA 2008; Baie-Comeau; CA; août 19-22, 2008
Documentlivre
Lang.français
Mediapapier; en ligne; numérique
ProvinceQuébec
Lat/Long OENS-70.3333 -67.5000 49.2500 47.5000
Sujetsmarées; milieux de marée; dépôts de marée; chenaux; chenaux de marée; levés géophysiques; levés sismiques; bathymétrie; sonar latéral; géologie marine; géophysique; géologie des dépôts meubles/géomorphologie
ProgrammeLes géosciences à l'appui de la gestion des océans
RésuméDes levés bathymétriques multifaisceaux effectués en 2007 montrent que des chenaux sous-marins sont présents perpendiculairement à la côte nord du Saint-Laurent dans le prolongement de rivières plus ou moins importantes. Au pied du talus côtier, les chenaux anastomosés servent de transit sédimentaire et sont associés à des cônes sédimentaires. Les chenaux sont formés par la décharge de cours d'eau en période de crues, au printemps ou lors de précipitations intenses alors qu'ils deviennent des voies de transport sédimentaire efficaces pouvant être réempruntées et surcreusées périodiquement. Entre Baie-Comeau et Pointe-des-Monts, certains de ces chenaux sont clairement associés à la dynamique fluviale moderne des rivières Manicouagan et des Anglais. Ces chenaux à fond plat ont entre 5 et 10 m de profondeur et une largeur variant de 500 m à 1500 m. Ils s'encaissent (jusqu'à 20 m) et deviennent plus étroits (<300 m) dans le talus du delta de Manicouagan. Au pied du talus, des chenaux distributaires en patte d'oiseau complètent la séquence. Les chenaux ont une morphologie nette, mais sont parfois enfouis sous une couche de sédiments qui les masque presque entièrement. Ceci suggère que les chenaux sont actifs de manière intermittente. À l'est de la Baie des Anglais, et entre la Petite Baie Saint-Nicolas et Pointe-Marie-Marthe, plusieurs chenaux subparallèles relativement étroits (<100m de largeur) et d'une dizaine de mètres de profondeur sont alignés avec les structures rocheuses et le drainage moderne. Ces chenaux sous-marins sont probablement le prolongement du ruissellement terrestre et sont utilisés principalement lors de la fonte des neiges au printemps ou lors de fortes précipitations. La dernière série de chenaux sous-marins, entre Pointe-Marie-Marthe et Pointe-des-Monts, est particulière parce qu'il n'y a pas de drainage terrestre d'importance susceptible d'alimenter ces chenaux. Certains de ceux-ci présentent aussi des méandres très bien développés, ce qui les distingue de tous les autres chenaux et suggère un écoulement plus continu et moins catastrophique. Les chenaux pourraient avoir été formés il y a plus de 10,000 ans, lors de la déglaciation. La calotte glaciaire en retrait, ancrée à la côte rocheuse abrupte, et ses eaux de fonte, canalisées dans des tunnels sous-glaciaires, se seraient alors écoulées à partir de la ligne d'ancrage sous le pied flottant du glacier. Depuis la fonte complète du glacier, les courants littoraux, les courants de marées et les tempêtes contribuent à éroder le remblayage sédimentaire et à préserver la morphologie des chenaux.
GEOSCAN ID225064