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TitleCinquième rapport national du Canada à la Convention sur la diversité biologique
AuthorEnvironnement Canada
Source 2014, 122 pages
LinksOnline - En ligne (PDF, 3.28 MB)
Year2014
Alt SeriesEarth Sciences Sector, Contribution Series 20150313
Documentbook
Lang.French
Mediaon-line; digital
RelatedThis publication is a translation of Smith, C H; Dyck, I; (2007). William E. Logan's 1845 survey of the Upper Ottawa Valley, Canadian Museum of Civilization, Mercury Series History Paper no. 54
File formatpdf
ProvinceBritish Columbia; Alberta; Saskatchewan; Manitoba; Ontario; Quebec; New Brunswick; Nova Scotia; Prince Edward Island; Newfoundland and Labrador; Northwest Territories; Yukon; Nunavut
NTS1; 2; 3; 10; 11; 12; 13; 14; 15; 16; 20; 21; 22; 23; 24; 25; 26; 27; 28; 29; 30; 31; 32; 33; 34; 35; 36; 37; 38; 39; 40; 41; 42; 43; 44; 45; 46; 47; 48; 49; 52; 53; 54; 55; 56; 57; 58; 59; 62; 63; 64; 65; 66; 67; 68; 69; 72; 73; 74; 75; 76; 77; 78; 79; 82; 83; 84; 85; 86; 87; 88; 89; 92; 93; 94; 95; 96; 97; 98; 99; 102; 103; 104; 105; 106; 107; 114O; 114P; 115; 116; 117; 120; 340; 560
Lat/Long WENS-141.0000 -50.0000 90.0000 41.7500
SubjectsEconomics and Industry; Nature and Environment; biological communities; ecosystems; ecology; faunal studies; wetlands; conservation
ProgramClimate Change Impacts and Adaptation Program
Abstract(available in French only)
Le rapport présent rapport a été rédigé conformément aux engagements du Canada en tant que signataire de la Convention sur la diversité biologique. Le Canada a été le premier pays développé à ratifier la Convention et il accueille fièrement le Secrétariat de la Convention depuis sa création en 1996.
Biodiversité au Canada
Le rapport d'évaluation national Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010 a présenté 22 constatations clés relatives à la santé des écosystèmes du Canada. Ces constatations sont résumées à la figure 1 de la page suivante et sont décrites plus en détail au chapitre I. De plus, de récents renseignements mis en évidence dans ce même chapitre comprennent ce qui suit :
- Les changements observés dans l'écosystème de l'Arctique canadien comprennent des changements de la superficie de la glace de mer au cours de l'été arctique, qui influent sur des espèces comme l'ours blanc qui dépend de cette glace comme habitat, et le verdissement (augmentation du couvert végétal) des écosystèmes de la toundra. Il y a également une tendance au verdissement le long de la limite forestière nordique.
- Au cours des 20 dernières années, le taux annuel de déforestation au Canada a diminué. On s'attend à ce que cette tendance se poursuive, mais à un rythme plus lent.
- Entre 1990 et 2008, environ 1 000 kilomètres carrés (km2) de terres non forestières (comme des terres cultivées abandonnées) ont été convertis en forêt.
- L'acidification des lacs continue d'être un enjeu dans certaines parties du Canada. Bien que les concentrations de sulfates dans les lacs de l'Ontario aient diminué à la suite de mesures prises par le Canada et les États-Unis pour réduire les émissions atmosphériques, le rétablissement du pH des lacs a été lent et moins généralisé. Les concentrations de calcium dans de nombreux lacs sont inférieures ou près du seuil nécessaire pour maintenir les écosystèmes lacustres en santé.
- Au Canada, on compte environ 70 000 espèces connues et il y en a vraisemblablement des dizaines de milliers d'autres que l'on n'a pas encore identifiées. La plupart (77 %) des quelques 12 000 espèces évaluées au Canada en 2010 sont considérées comme étant « en sécurité », mais 12 % sont considérées comme étant « en péril » ou « possiblement en péril » alors que les 11 % restantes sont « sensibles ».
- Plus de 400 espèces d'oiseaux nichent chaque année au Canada. Depuis les années 1970, les populations d'oiseaux nicheurs ont, en moyenne, diminué de 12 %. Certains oiseaux (comme les oiseaux des prairies et les oiseaux de rivage) ont vu leur nombre diminuer fortement alors que d'autres (comme la sauvagine) ont vu leur nombre augmenter.
- Entre 1970 et 1994, les tendances démographiques des oiseaux terrestres subarctiques ont montré une augmentation, qui a été suivie d'une diminution, avant de revenir aux valeurs de 1970 en 2007.
- Une meilleure connaissance de la situation des populations de caribou boréal et de caribou de Peary soutient la planification de leur rétablissement et la gestion, y compris aux termes de la Loi sur les espèces en péril fédérale.
- Depuis 2007, les concentrations de contaminants comme les polluants organiques persistants et le mercure ont, en général, diminué ou sont restées stables dans les oiseaux marins et le touladi.
- Les déchets marins représentent une menace grandissante pour les oiseaux marins ainsi que pour d'autres espèces marines.
- Des efforts concertés visant à mieux connaître la diversité génétique des espèces sauvages, comme l'ours noir et les espèces d'arbres forestiers indigènes, aident à gérer efficacement les ressources et les espèces sauvages.
- L'apparition du syndrome du museau blanc menace plusieurs espèces de chauves-souris au Canada.
- Des 155 principaux stocks de poissons évalués en 2012, 148 (95 %) étaient récoltés à des niveaux considérés comme étant durables.
- À l'échelle du pays, on récolte le bois d'oeuvre à des taux de plus de 30 % inférieurs à l'approvisionnement en bois considéré comme étant la limite durable.
- Au cours des dix dernières années, il y a eu une augmentation des zones bâties dans les villes et villages et autour de ceux-ci dans le sud du Canada en raison de la transformation de terres cultivées et de forêts.
- Entre 1800 et 1900, plus de 150 plantes envahissantes ont été introduites au Canada et s'y sont implantées. Depuis les années 1900, les taux d'introduction ont diminué à environ une espèce tous les deux ans.
- De récentes données indiquent que la masse des glaciers continue de diminuer et que la température du pergélisol dans le nord du Canada continue d'augmenter.
- Entre 1939 et 2006, en Alberta, le premier jour de floraison des plantes a été devancé d'environ deux jours par décennie.
- L'évaluation des services écosystémiques est un domaine en croissance et en évolution rapides au Canada, de nombreux rapports ayant été publiés au cours des dernières années par des chercheurs gouvernementaux et non gouvernementaux. Le but de nombreuses évaluations est de tenir compte de la façon dont les changements dans les services écosystémiques influent sur le bien-être socio-économique. Les chercheurs canadiens s'emploient actuellement à préciser les méthodes pratiques d'évaluation des répercussions culturelles des changements de services écosystémiques.

Mise en oeuvre et intégration de la conservation de la biodiversité
Le chapitre II fournit un aperçu des récentes mesures prises au Canada pour soutenir la conservation et l'utilisation durable de la biodiversité. La Stratégie canadienne de la biodiversité et son document complémentaire, le Cadre axé sur les résultats en matière de biodiversité, continuent d'orienter la mise en oeuvre de la Convention au Canada. En réponse au Plan stratégique pour la diversité biologique 2011-2020, une ébauche des buts et des objectifs en matière de biodiversité pour le Canada a été rédigée. Une fois adoptés, ces derniers permettront de mieux orienter les mesures et aideront à faire le suivi des progrès.
Depuis 2009, les provinces de l'Ontario et du Québec ont adopté des stratégies en matière de biodiversité et la province de l'Alberta est actuellement en train de finaliser une politique sur ce sujet. Le Manitoba a intégré à son plus récent plan stratégique provincial des engagements liés à la biodiversité. À l'échelle fédérale, la Stratégie fédérale de développement durable de 2013-2016 décrit les mesures visant à protéger la nature et un plan de conservation national proposé permettra de soutenir davantage les résultats.
Entre 2009 et 2013, le système d'aires protégées du Canada a augmenté la superficie protégée de plus de 87 000 km2. Entre 2007 et 2012, les investissements dans les partenariats comme le Programme de conservation des zones naturelles ont permis de protéger plus de 3 690 km2 de terres importantes sur le plan écologique dans le sud du Canada. Le gouvernement du Canada et les organisations de conservation collaborent à l'élaboration de lignes directrices visant à déterminer « d'autres mesures efficaces de conservation dans des superficies clairement définies » et à produire des rapports sur ces dernières. La planification intégrée à l'échelle du paysage et dans le contexte marin progresse également dans plusieurs régions du pays.
Le travail se poursuit à tous les niveaux pour évaluer la situation des espèces sauvages et le rétablissement des espèces en péril. Plusieurs compétences, y compris les Territoires du Nord-Ouest, le Nouveau-Brunswick, le Manitoba et la Colombie-Britannique, ont renforcé ou mis à jour leurs lois et leurs politiques visant la protection des espèces sauvages et le rétablissement des espèces en péril. Les gouvernements appliquent une approche écosystémique pour le rétablissement des espèces au moyen d'initiatives d'intendance fédérales-provinciales dans des zones comme le South of the Divide, dans le sud-ouest de la Saskatchewan. Le gouvernement fédéral et plusieurs gouvernements provinciaux, y compris celui de l'Ontario, continuent d'offrir du financement pour soutenir les organisations locales, communautaires et autochtones afin de permettre la mise en oeuvre de mesures d'intendance.
De nombreuses initiatives visant à conserver et à valoriser les milieux humides du Canada sont en cours. À l'aide du Plan nord-américain de gestion de la sauvagine, plus de 80 000 km2 de milieux humides ont été préservés au Canada, dont près de 10 000 km2 entre 2009 et 2012. Dans le cadre de ce plan, au cours de la même période, 238 046 km2 supplémentaires de milieux humides ont été aménagés ou restaurés. À l'échelle infranationale, la province de l'Alberta a récemment adopté une politique sur les milieux humides qui fournit l'orientation et les outils stratégiques afin de soutenir la prise de décisions éclairées en matière de gestion des milieux humides.
À l'échelle nationale, depuis 2009, les gouvernements et les intervenants ont entrepris de nombreuses évaluations de la vulnérabilité des systèmes écologiques et de la biodiversité aux changements climatiques dans des secteurs et des régions dans l'ensemble du Canada. Ainsi, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux travaillent en collaboration sur les outils et les évaluations pour la planification de l'adaptation relativement aux parcs et aux zones protégées, à la gestion des ressources en eau et au secteur forestier.
Les agriculteurs canadiens mettent en oeuvre des pratiques qui augmentent la diversité sur leur ferme comme la plantation de brise-vents, l'aménagement et la gestion de bandes riveraines tampons, et l'intégration de pratiques comme la rotation des cultures, la culture en bandes et l'agroforesterie. En 2011, 35 % des exploitations agricoles canadiennes avaient un plan agroenvironnemental officiel (comparativement à 27 % en 2006) et 2 % ont indiqué être en train d'en élaborer un.
On a effectué des investissements importants pour protéger et restaurer des plans d'eau importants comme les Grand Lacs, le lac Winnipeg et le lac Simcoe, et des progrès sont réalisés en matière de réduction des charges d'éléments nutritifs dans ces régions. Trois secteurs préoccupants canadiens des Grands Lacs sont complètement rétablis et deux autres secteurs sont en voie de rétablissement.
L'Initiative nationale pour des plans d'action stratégiques en aquaculture offre une vision stratégique complète pour ce secteur et définit les mesures à prendre par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ainsi que par l'industrie de 2011 à 2015. Le Canada prend également des mesures pour assurer la durabilité à long terme des pêches gérées nationalement en élaborant et en mettant en oeuvre des plans de gestion des pêches complets, soutenus par de nouvelles politiques et de nouveaux outils, y compris ceux élaborés conformément au Cadre pour la pêche durable, par les meilleurs conseils scientifiques disponibles et par des activités de conformité et d'application de la loi. Des 155 principaux stocks de poissons évalués en 2012, 75 stocks (48 %) ont été classifiés comme étant dans la « zone saine » et 15 stocks ont été classifiés dans la « zone critique ». Ces chiffres représentent une amélioration par rapport à 2011.
Depuis 2009, les gouvernements ont élaboré au moins 47 plans d'intervention ou de gestion afin de faire face à la menace représentée par les espèces exotiques envahissantes, souvent en partenariat avec des organisations non gouvernementales. Les conseils et les comités sur les espèces exotiques envahissantes, mis en place dans la plupart des provinces et des territoires, jouent un rôle important dans la détermination des priorités régionales et dans la mise en oeuvre de mesures locales pour faire face aux espèces exotiques envahissantes. En 2013, le Conseil canadien des espèces envahissantes a été formé. Ce Conseil travaille de manière collaborative entre les différentes compétences.
Les entreprises canadiennes, en particulier celles oeuvrant dans le secteur des ressources naturelles, présentent de nouvelles initiatives et de nouvelles normes afin de soutenir l'obtention de résultats en matière de biodiversité puisqu'elles en reconnaissent les bienfaits pour cette dernière et pour la durabilité des entreprises. Le Conseil canadien pour les entreprises et la biodiversité fait le suivi et la promotion des pratiques exemplaires et facilite l'échange de renseignements entre les entreprises-chefs de file et celles qui sont intéressées à améliorer le rendement en matière de biodiversité de leurs entreprises.
L'utilisation coutumière des ressources biologiques, y compris dans le cadre d'activités telles que la chasse, la pêche, le piégeage et la cueillette, est un élément important de la relation culturelle intime que de nombreux peuples autochtones du Canada ont avec la nature. Par l'entremise des ententes de collaboration négociées, les Autochtones assument une responsabilité accrue dans la gestion des ressources biologiques. Bien que les Autochtones continuent de faire face à certaines difficultés liées à l'utilisation coutumière des ressources biologique, il y a également de nombreux exemples positifs sur lesquels on peut s'appuyer.
Depuis 2009, des initiatives nationales, comme la série Rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes et l'Enquête sur l'importance de la nature pour les Canadiens, ainsi que le projet fédéral Mesure des biens et services écosystémiques, contribuent à faire progresser le savoir scientifique dans le domaine de la biodiversité et des services écosystémiques au Canada. Les chercheurs universitaires et les chercheurs des musées, ainsi que les organisations non gouvernementales, contribuent également à accroître les connaissances sur la biodiversité du Canada. De plus, il y a eu des améliorations continues en ce qui concerne la quantité et l'accessibilité des renseignements taxonomiques et des données géospatiales pour soutenir le processus décisionnel.
Les connaissances traditionnelles autochtones (CTA) contribuent de manière importante à la planification de la conservation et au processus décisionnel. Il existe un certain nombre de mécanismes qui font la promotion des CTA et qui en tiennent compte dans les travaux liés à la biodiversité, comme l'évaluation et le rétablissement des espèces, la planification et la gestion des parcs, la recherche et le renforcement des capacités et l'évaluation des impacts.
Statistique Canada étudie les possibilités d'améliorer la mesure du capital naturel lié à la biodiversité et aux services écosystémiques afin de faire en sorte que l'on tienne pleinement compte des diverses valeurs de la biodiversité dans, par exemple, les statistiques environnementales, les comptes du patrimoine national, les indices de bien-être, l'utilisation des terres et les plans de gestion des ressources et les plans d'aménagement.
Les provinces et les territoires intègrent certains aspects de la biodiversité dans leur système d'éducation officiel. Cette intégration est souvent soutenue par des initiatives complémentaires provenant d'organisations non gouvernementales. Des initiatives comme la Charte du plein air pour les enfants de l'Ontario visent à mettre davantage de Canadiens en contact avec la nature. D'innombrables initiatives pour faire participer les Canadiens à la conservation de la biodiversité sont en cours dans l'ensemble du pays, en particulier aux échelles locale et régionale, grâce à des organisations environnementales locales et des programmes de bénévolat, et au moyen de programmes de conservation menés par le gouvernement. La population du Canada contribue également à la connaissance des espèces au moyen d'une variété de programmes de science citoyenne.

Contribution aux progrès vers l'atteinte des objectifs d'Aichi pour la biodiversité
Le chapitre III compare les objectifs mondiaux d'Aichi avec les buts et les objectifs canadiens pour la biodiversité de 2020 proposés et leurs indicateurs locaux associés. Il fournit également des renseignements supplémentaires associés à d'autres priorités de la Convention sur la diversité biologique et à d'autres priorités mondiales.
GEOSCAN ID297346